Kiel : anniversaire

Petit-déjeuner-buffet à 10h. Je le compose comme le conseil de sécurité de l’ONU : tout à la fois anglais, français, allemand et russe. C’est assez copieux mais ça permet de tenir aisément jusqu’à la sieste 😉
Le temps est agité, difficile de marcher sur le pont

On débarque vers 17h (heure allemande). Douane allemande :
-vous avez passé longtemps dans les pays baltes ?
-non, non, quelques jours
-c’est bon, passez
Resto pour l’anniversaire dans un petit village entre Kiel et Hambourg : shnitzel frites bière. C’est tenu par des grecs, quatre verres d’ouzo en cadeau, ça change de la vodka !

On dort pas loin de là :

Klaipéda : embarquement pour Kiel

Départ 10h30, un temps superbe, un peu froid mais superbe. En route pour Klaipéda, tout est au beau fixe, à part un champ de colza en fleur rencontré dans la matinée.
Au port, DFDS nous informe qu’une cabine sans fenêtre est libre dans le bateau du soir… parfait, en route.
On arrivera à Kiel demain, à 17h (LT) = 16h (D)
Une nuit sur le bateau, qui nous évite deux nuits à terre.


Bon vent !

Le Victoria Seaways sur vesselfinder.com :

photo : Dragonchief (Oct 31, 2015)
place : Karlshamn Sweden

Daugavpils

Départ 11h, tout est bien sec.
Une petite famille vient nous voir, les cui-cui des cinq petits, sont surprenants, venant de si gros volatiles

Depuis ce matin, je bricole la batterie externe, pour décoincer l’interrupteur, sans grand succès. Et je découvre que le fil d’alim. entre le panneau s. et la batterie est désoudé. pfffff
Un papillon à la cave me console.


Un dernier regard vers le lac, et vers le panneau d’interdiction mystérieux à côté de notre campement

En route ! Et à l’ancienne (sans gps) !
Resto à Daugapils, où l’on passe pas mal de temps. Belle ville. Je parviens à charger un peu la batterie et fait réparer le cable.
Au passage, une publicité affirme « Insirkinis grindu passirakimass ».
Curieuse langue que le letton.
Et un panneau routier en forme de rebus (chercher la solution) :

On passe en Lituanie


Et on s’arrête ici (les voitures aussi ont les yeux rouges) :

Batterie et panneau remarchottent avec fragilité…

Ça passe ET ça casse

Lever 10h, départ 11h, nous n’avons pas perdu de temps : il a plu toute la nuit et accalmie à 10h ! On plie la tente mouillée, ça va couler dans la voiture, et les douaniers vont faire des remarques…
Nous rattrapons le retard avec un petit déjeuner-repas-douche ici :

Pimpant et très bien tenu.
On s’arrête un moment pour faire sécher la tente, je sors le panneau solaire, un coup de vent et la batterie externe est nase. Le voyage 2017 est placé sous le double signe de l’alternateur et des batteries…
13h30, le dernier oblast : l’oblast de Pskov… ça sent l’écurie !
Dans l’après midi, un panneau —si certains pensent qu’il n’y a pas de route payante en Russie… il y en a au moins une :

En soirée, sortie de Russie et entrée en LV en 20 minutes, record du monde

l’immense douane de Bourachki-Zilupe totalement surdimensionnée au trafic 2017 ; les sanctions anti-russes sont en action. Si l’Europe avait été aussi efficace en Ukraine, elle aurait évité une guerre.

Une heure plus tard nous sommes ici, le matériel a souffert cette année, mais le champagne coule à flot

Smolensk

Départ 10h, tranquiloss, en route vers Smolensk. Danièle souhaite voir une église, signalée sur le bord de la route. Recherche-action-échec, une fois de plus. Décision de faire un crochet vers la centrale atomique de Smolensk, qui n’est pas à Smolensk… on finit par la trouver. C’est la troisième et dernière, de la génération de Ignalina (Lituanie) et Tchernobyl (Ukraine). La première sera démantelée totalement dans une centaine d’année (mais ça avance) et la seconde…


On passe devant, et peu après, contrôle de la police de la route :
– vous êtes touristes ?
– oui oui !
– et qu’est-ce que vous faites là ?
– heu…
– vous êtes allés vous reposer au bord du lac ?
– oui oui !
Un type sympa. On finit par arriver à Smolensk, où on traînasse ; très belle ville, que l’on connaissait mal ; belles maisons, beaucoup de cafés, comme chez nous, mais des beaux.

On campe à une cinquantaine de km de là. Bord de lac, moustiques —on avait oublié que ça existait.

Petit salé aux lentilles et pluie. Bonne nuit !

Vers Smolensk

Départ 9h30, temps gris, température au sol 19°, il pluvine. Mais… il reste les joies du matin :

et leurs deux gardiens nous serrent dans leurs bras en évoquant Normandie-Niemen.
N’empêche que le pas de l’oie existe encore :

Et puis la journée est un peu nase, beaucoup de monde, qui roule trop vite, on passe trois villes Livny, Orel et Bryansk ; on traverse les deux premières mais elles ne sont pas plus intéressantes qu’à l’aller, et la troisième, on la contourne.
Donc pas de photo.
À midi picnic pour cause de « pas de café, et on ne va tout de même pas aller au MacDo »
Donc pas de photo.
Danièle voulait voir un monastère et je ne sais pas trop quel site… on ne trouve rien.
Donc pas de photo.

Ce soir bivouac ici, près d’un vieux truc pour traverser la rivière

Il y a des ordures un peu partout, pas facile à cadrer

Décalage horreur

Départ 10h30 après une bonne nuit au bord du petit lac ; la température au sol est de 19°, un peu de vent, le commandant vous souhaite bon voyage. Une belle route russe, bien tranquille

Et puis, décalage horreur, je découvre à 11h55 (donc 5 minutes avant d’avoir faim) qu’il est 9h55… souffrance.
On traverse Tambov, belle ville, 5 photos prises en passant


Et on finit —quand même— par manger. Ils affichent « cuisine maison »… disons que c’est mieux que ça en a l’air

On contourne Lipietsk, puis on traverse Elietsk(*), petite ville endormie.

Et coup de chance, super endroit, lessive, la bière coule à flot, au son du concert des oies

(*) : à Elietsk, nous retrouvons la route de l’aller : boucle bouclée.

Petit jeu : avant hier, vu un village qui s’appelait Komarovka, en français : le village des moustiques ; aujourd’hui, vu un village qui s’appelle Ploukovo, sauras-tu traduire son nom ?

Vers Tambov

Départ 10h, 25°, ciel un peu voilé : ça nous change d’hier ! On s’arrête ici faire le plein d’eau, et la photo nulle s’impose :

Puis c’est la route de Tambov, petite route, pas trop bonne, mais assez déserte. Au passage, un vieux silo comme je les aime

Et un peu plus loin, l’entrée d’un kolkoze comme on n’en voit plus beaucoup :

Le café de midi :


et on dort ce soir près d’un petit lac :

Tout est calme et tranquille, quelques pêcheurs, une grue passe au dessus de nous, un camping troisième âge, quoi… et ça nous convient très bien.

Canicule sur la Volga

Départ 10h, c’était un super endroit beau et tranquille. Et puis, trop confiance au GPS, une demie heure à patouiller sur une route démolie, le long d’un canal abandonné… heureusement, il y a une présence humaine :

puis un petit village au héros un peu disgracieux

La route n’est pas très bonne, il n’y a pas de trous, mais tellement de bosses…
Et un pare brise, un ! On croise un « freightliner » jaune, et le pare brise est mort. À changer à Poitiers.
Le café de midi :

À Pugatchev, un camp d’entrainement d’hélicoptères ; humour militaire :


et on arrive enfin à Balakovo… canicule, 38°, on n’utilise pas la clim. de la voiture pour épargner les batteries, et un vent chaud d’une puissance telle qu’on ne peut pas ouvrir toutes les fenêtres ; on est gatés !
Pour se détendre, une centrale nucléaire :

des feus un peu partout

et un bain dans la Volga, juste en aval de la centrale

On la traverse (la Volga) :



Et on dort encore au bord d’un champ, en haut d’une colline, un peu aérée (*) :

(*) il fait encore 28° à 11h du soir.

Vers Balakovo

Départ 10h30, après une tentative désespérée pour revoir l’Oural (la rivière) : on suit une piste qui y mène… mais non, sans doute une piste pour exploiter le bois. On laisse la voiture au pied d’un arbre immense (frène ?), mais même à pied, jamais on ne verra l’Oural. Juste une petite barraque. Bah.


Au village un peu plus loin, on découvre ce couple bien sympathique et pas si mal fait.

Route agréable, pas trop peuplée, en direction de Samara, sur la Volga. Resto de midi, un lagman plutôt bon et un akrochka super délicieux (soupe glacée, ça tombe bien, il fait plus de 30°).

Et pour en finir une fois pour toute avec les itinéraires logiques, on quitte la route de Samara, pour aller traverser la Volga à Balakovo.
– Ben, pourquoi ? Les pays baltes ne sont pas au sud !
– Ben, pourquoi pas ?
Tiens, je me fais doubler par une lada complètement pourrie ! C’est bien les russes ça, davaï, davaï, davaï ! Ils y vont ! Ils ne savent pas toujours où ils vont, mais ils y vont ! [remarque : les francais, c’est la même chose, mais c’est juste le contraire : on ne sait pas où on va, mais on n’y va pas].
Sinon, coté culture, et on n’en manque pas, nous sommes en train de tourner tournesol, comme dit Danièle ; en effet, les blés ont tendance à disparaître.

Et on dort là, dans les champs… de tournesol !

Et une photo de monstre, une !

Orenbourg

9h30 : on passe au chinomontaj pour arracher le clou et mettre une mèche.
Au passage :

Puis la route longe l’Oural (la rivière) :


À midi :

Et petite visite à Orenbourg ; entrée de ville :

vu dans un kioske, Vladimir Vladimirovitch en vacances :

et le monument Asie-Europe :


On dort là :

Et une de mes bières préférées de cette année, la Chikhan « légenda bachkiri » (la légende du Bachkortostan) avec sa fleur à 7 boules :

Bashkortostan

Les moissonneuses ne sont pas loin, il est temps de partir ; céréales mystère :

Nous passons pas loin d’une heure à chercher un endroit qui aurait été mieux pour dormir… Bref on perd une heure, et on prend un petit café à 11heures, ici, à côté du fleuriste


On passe très au large de Magnitogorsk que l’on connaît déjà, mais c’est pour tomber à Sibaï, où la polution est manifeste


On s’y arrête tout de même pour manger

Et nous voici au Bashkortostan, capitale Oufa, son pétrole et ses oies

Un peu de montagne, un plateau, de la steppe, tout celà est assez désert. On perd l’asphalte à la frontière avec l’oblast d’Orenburg. On dort par là

Et on découvre un passager clandestin :

Bonne soirée à tous !

In Russia, one more time

Départ 10h.
Une photo du pain qu’on voulait garder pour Perrine

mais on l’a mangé.
Frontière facile, 1h15 pour sortir de KZ et 1h30 pour entrer en RUS.
Le paysage change, finie la platitude, ça commence à bosseler. Et les champs prennent une taille raisonnable, disons pas plus d’une centaine d’hectares.

Quelques bouleaux, quelques sapins, mais pas encore trop. Et l’évidence de se trouver un peu comme chez soi. Gasprom, toujours là

Un arrêt à Magnit, une grande surface classique, juste à côté de « Krasnoîé & Béloïé », sans doute, la boite qui approvisionne le plus d’épiceries en Russie.


On va passer la nuit ici, dans un champ à moitié moissonné.

Ce soir, on pense aux jumeaux, un peu de champagne des soviets pour leur anniversaire demain !

Demain, la frontière

Départ 10h15, il reste 400km d’ici à la frontière. Toute la journée, nous sommes noyés dans des exploitations agricoles démesurées ; en Russie, ce n’est rien à côté d’ici.
Nous verrons une demi-douzaine de ces gigantesque silos :

Un océan de blé des deux côtés de la route

Nous entrons dans l’oblast de Kostanay, ce sera notre dernier oblast KZ, pour cette année.
Le resto de midi :

Une vieille installation du temps des russes :

toujours en activité, bien sûr.

18h, on va rester ici pour la nuit :

Demain matin frontière dans 80km, nous allons entrer en RUS pour la quatrième fois, cette année.

PS : thank you, Anvar, for your help in Kazakhstan !

Vers Kostanay

Ce matin, on monte vers le nord, vers la frontière, vers Poitiers, quoi ! Peut-être dans trois semaines ? Pour l’heure, une dernière traversée d’Astana, toujours aussi spectaculaire. Puis c’est la route, déserte, qui traverse une steppe infiniment plate.
Des mosquées dans les villages, aux noms qui vont bien avec les mosquées.
Et les cultures, c’est moitié rien du tout, juste assez pour que les troupeaux ne crèvent pas, moitié immenses champs (blé et foin)

Picnic à midi sur un parking, resto le soir :


Le soleil va se coucher, on s’arrête ici :

Bonsoir !

En revenant de l’expo !


Départ 8h30, pour ne pas rater l’ouverture. Par erreur, on gare la voiture à 1km de l’entrée, aujourd’hui, c’est décidé, on marche. L’expo a pour thème les énergies nouvelles.
Le pavillon central est consacré au sujet ; c’est bien fait, mais surtout son architecture en forme de boule est spectaculaire, magnifique, impressionnante.


Les pavillons nationaux, en revanche, cherchent à décliner le sujet à leur mode locale, et c’est bien souvent plat ou bêtifiant (par exemple, le pavillon des USA ou de la Chine et bien d’autres). Quelques uns cherchent à faire mieux (l’Allemagne), d’autres sont seulement folkloriques, c’est sympa (Lituanie, Hongrie), enfin d’autres ne sont que des boutiques de souvenirs (Inde, pays africains)


Le pavillon français a comme défaut d’être inhabité et de chanter la gloire de Total, St Gobain, Véolia, et j’en oublie, entreprises toutes plus « énergies du futur » les unes que les autres : navrant ; par contre, une salle consacrée au projet SITER est intéressante.
Deux incontournables francais :


Un pavillon est consacré aux arts :


Point positif, le brassage, les grands mères d’Almaty voisinent avec les saoudiens et les fidjiens ; les camerounais du groupe de rap ARME, basés à Moscou, tellement heureux de parler en français avec nous ; les indous moitié marchands de rien moitié bolywood ; les élèves kazakhs, forts nombreux, en voyage d’étude


Tout ça vaut le détour par Astana.

On finit tard, puis resto comme hier, et retour au camp16 = camp15.
Demain, on prend le chemin du retour.

Astana

Départ 9h30, très beau temps, très bonne nuit, près de notre meule de foin. Autoroute jusqu’à Astana, c’est une très bonne surprise. On se dirige vers le quartier moderne de la ville, c’est à coupele souffle. Je ne suis jamais allé à Dubaï, mais ça y ressemble. Une visite du Khan Shatyr, puis l’après midi dans les buldings ; un diaporama un peu long, mais, comme on dit en roumain, « pantru, ça mérite » :



En soirée, resto en sortie de ville, et on dort un peu plus loin :

Enchantés de la journée, demain expo Astana-2017… nous avons déjà nos billets !

Karaganda

Départ 10h, on était là :

sous les oliviers (???)

bien protégés, comme toujours

Danièle m’autorise à faire un détour de 200km pour passer par Karaganda. Pour moi, le seul nom de cette ville, appelle au voyage… ou bien peut-être, ai-je confondu avec Syracuse 😉
200km de steppe désertique. Dans la voiture, ça improvise dur

J’aimerais voir Karaganda
L’île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s’amusent
A glisser l’aile sous le vent

Bien entendu, la ville est décevante,


car grande belle, arborée, mais cernée de mines de charbon, d’aciéries et de je ne sais quoi. Un musée du goulag, un peu plus loin, rappelle que Staline avait de gros besoins en hommes pour ses mines.

Pas de chance, il est fermé le lundi.
Toutefois, nous passons par hasard devant ÇA :

Mittal a remplacé Staline, avec la bénédiction de la sidérurgie française. Un peu plus loin, photographié en passant


On dort dans un champ, un peu plus tard.

Claquage à Pavlodar

Départ 10h30, tranquille, et tout est sec !!! En route vers Pavlodar, où nous sommes vers midi. Belle ville, qui nous semble agréable. Un tour au marché (5 photos : couvertures, enjoliveurs, luminaires, marchandage des tongues, jouets) :


Au passage, une mosquée en forme de burka, pas très sympa dans une ville où nous n’avons pas vu une femme porter un voile.

Ah, et puis, il faut que je vous dise, je me suis claqué le mollet droit, en butant sur un motoculteur, au marché 🙂
Une heure d’embouteillage pour quitter Pavlodar : il n’y a qu’un seul pont —étroit— sur l’Irtich et de plus, toute la ville va à la fête, un peu plus loin :


Arrivée ce soir au bivouac, au bord d’un petit lac, ce n’est pas les immenses plaines arides du KZ, mais ça nous convient :

Danièle essaye ses nouvelles tongues

Succès assuré à la piscine !

Kazakhstan

Départ 9h, il a plu toute la nuit. Pourrons-nous quitter notre bivouac et rejoindre la route ? Oui, c’est un peu pâteux mais ça va. En revanche, tout est mouillé dans la voiture. Nous prenons la route du Kazakhstan un peu en catastrophe ; heureusement, arrêt salvateur à Kotchki : petit déjeuner (des chachliks !!!) et douche. On n’est plus tout à fait en Russie, déjà, les routiers disent Salam en entrant au café.
Le paysage s’aplatit, tout est un peu à l’ancienne ; l’entrée du village Proletarski, comme on n’en fait plus beaucoup :

Repas de midi à Karasuk, au resto de l’aquaparc (!) :

Passage de frontière en douceur, 2h. Le douanier kazakh a l’air très déprimé :
– les russes vous ont-ils contrôlés, demande-t-il
– oui, oui, assurément
– bon alors, passez !
Un premier monument, à l’entrée d’un stade :


et on s’arrête ici pour passer la nuit :

Priorité : faire sécher le matériel au soleil (timide) de la soirée.

Novossibirsk

Très bonne nuit, Danièle a bien fait d’insister pour rester là

Départ à 9h30, dans le brouillard. La Tom est décidemment une belle rivière, pas trop facile à atteindre et même à voir ; la Tom et un jardin en fleurs :

Un kolkoze près de la Tom :

Bords de la Tom :

Tout est fort humide, on découvre que Yourga est une ville de garnison et la vallée de la Tom un vaste champ de manœuvre :

À l’entrée de la ville, un monument, au hasard :

La ville est petite, vieillote mais les magasins sont nombreux, les militaires ont du répondant. Nous reprenons la route vers Novossibirsk, le café de midi s’appelle le Café César :

Traversée de Novossibirsk en deux heures, ville immense. À la sortie, un panneau : Pavlodar 500km…
-non mais dites donc, Pavlodar, c’est au KZ ! Vous y retournez ?
-oui !

et camp ce soir, ici, au bord de l’Ob :

Kemerovo

On en est là, ce matin :

Km0, départ 9h30. 15°, humide, mais la route est sèche. Enfin, de temps en temps. Nous progressons, resto de midi, modeste mais excellent :

Et le tas de bois, derrière le resto —ça laisse rêveur

Prodam veut dire « à vendre » ; si ça intéresse quelqu’un, je peux demander le prix

On fait quelques courses à Mariinsk, très jolie ville, des personnages en bois peint un peu partout, un musée, de belles maisons

Dans la soirée, arrivée à Kemerovo, la preuve :


Un de nos amis Facebook est de Kemerovo, lequel ? Qu’il se dénonce 😉
On sort de la ville assez vite, direction Iourga, pour trouver un bivouac au bord de la Tom (la rivière qui passe à Tomsk). Mais c’est un échec, trop de boue, on laisse tomber, et on va dormir dans un immense champ, sur les hauteurs et au soleil. Les paysans ne sont pas loin, ils font leurs derniers rouleaux.
Bonne soirée à vous !

Vers Novossibirsk

Départ 9h, après une bonne nuit, au chaud et au sec, et un bon petit dej à l’hôtel. Belle route déserte, mais le temps est instable, disons qu’il ne pleut pas tout le temps. Des forêts, puis quelques champs. Nous sommes à 100km de Krasnoïarsk, et le colza commence à fleurir. Beurk. Être si loin et voir du colza, c’est nul ; heureusement, on traverse l’Ienissei, immense. Cela console du colza.
Au resto de midi, ils annoncent « cuisine de l’Est »

Je mange un tchebouriek, c’est comme un rounchour mongol, mais en plus gros

Aux bords des routes, vente de produits locaux :


Au passage, la leçon numéro 1 du livre « le russe sans douleur » :


Et ce soir, on dort dans un champ, ici :

Vers Krasnoïarsk

Une journée tout en contraste, le matin beau temps, on part vers 10h, l’Angara était belle

Et puis la route, ce n’est plus la Mongolie, les 100 premiers km en 1h30, les 200 premiers km en 3h30, les 300 premiers en 5h, et les 500 « premiers » km en 8h, arrêts compris ; par exemple, le resto de midi, qui était plutôt une cantine, mais excellent :

Et puis le soir vient, et la pluie, on cherche avec véhémence un endroit pour dormir, ce n’est que ruines industrielles et détritus en tous genres ; le village s’appelle Alzamay, on peut y voir ça



Navrés, nous restons dormir à l’hôtel ici

Il reste encore 500km avant Krasnoïarsk

Irkoutsk

On quitte notre falaise du matin :

et comme c’est en été qu’on doit penser aux choses sérieuses, un tas de bois :

Visite chez Toyota, pour consolider le travail des mongols ; remplacement de la courroie des accessoires

Un tour en ville, un peu vieillote

Un coca-muffin à Subway… c’est teeeellement exotique


et ce soir, on dort là, dans un coin déjà bien connu de nos services :

et un soleil couchant, un !

À demain !

La Bouriatie, c’est fini

Nous voilà partis ; l’idée était de rejoindre Irkoutsk en deux jours, mais nous allons plus vite que nous le pensons ! Finie la moyenne mongole de 30km/h, ici, c’est le double. Peu de photos :
Celle-ci, prise sur le bac, qui nous évite de repasser par Oulan-Oudé

celle-ci, prise un peu plus tard, sans doute notre dernière photo du lac, pour cette année

et pour la tradi, les poissons du lac, en exclusivité sur le Baïkal, les omouls, à réclamer aux poissonniers du marché Notre Dame, à Poitiers ! Un délice !

Reprenons : « À la pêche à les zomouls, je ne suis pas zallé, maman » etc…
On quitte la route sinueuse en corniche, au bord du lac, pour attaquer la montagne… belle route, sinueuse également et encombrée —c’est la rentrée du dimanche soir sur Irkoutsk.

On cherche une stoïanka, repérée l’an passé, hélas, sans succès, mais Danièle découvre ce lieu magnifique, au bord de l’Irkout, face à une immense falaise rouge :

Pas loin de là, une base de vacances diffuse une musique assourdissante et… pas un seul moustique ! Un lieu idéal, et l’impression curieuse de ne pas savoir où l’on est…
Sibérie secrète…

Baïkal + 3

Ce matin, tout est bleu

le vent du Nord a cédé la place au vent du Sud, très faible, le lac et le ciel sont gris bleu, les montagnes bleu gris. Douceur étonnante ; calme plat ; une cane nage avec ses petits sur son dos.
L’après-midi est plusss vivifiant, bains etc…
On quitte demain, pour atteindre Irkoutsk en deux jours. Fini les grillades 24/24 — j’exagère un peu, les chansons à la guitare —on regretterait presque le karaoké, fini le pécheur du matin qui perd l’équilibre à chaque lancer, fini les courses quotidiennes à Titan Baïkal

Tout cela est bien sympa.
Je rajoute une dernière pose


un dernier seau

et tchao.

Baïkal + 2

Un vendredi comme les autres. Photos du matin :


La mer toujours recommencée, tout est paisible, un souffle dans mon cou, l’oreille humide… une vache.

Photos du soir, la musique à fond à côté, mais les volatiles sont habitués :




Je cherche dans le Peterson (oiseaux d’Europe) et je ne trouve pas, Danièle a un petit bouquin en russe : « larus cachinnans » ? Qu’en pensez-vous ?
Bises.

PS1 : c’est pas dit qu’on parte demain !
PS2 pour Dominique B. : c’est vrai, c’est sur le capteur, et pas sur la lentille, j’ai soufflé dedans par tous les bouts, rien n’y fait ; et je ne peux pas démonter l’objectif, c’est un compact ; en attendant d’aller à FOX, je prends un peu plus à droite, et je recadre. J’espère qu’il est garanti deux ans.

État grippal au Baïkal

Nous quittons vers 8h notre super endroit, un petit tour aux boutiques du monastère, tout proche. Puis en route vers Oulan-Oudé (Ou-Ou) pour faire contrôler batteries et alternateur.

Tout va bien, qu’ils disent. Mouai.

Deux heures après, nous sommes au Baïkal

L’idée est de se reposer un max. Nous en avons besoin, surtout moi, qui suis affligé d’un gros rhume. J’espère que tous les amis seront bientôt rentrés de vac. afin de me plaindre, ainsi qu’il convient. En particulier, Simone Pouette-Pouette, qui fait ça très bien, en temps ordinaire.
À demain, j’espère.

En Russie !


On était là :

Et la voiture démarre, la réparation a l’air de tenir ! Donc départ 7h, direction Nord ; frontière : 9h, entrée en Russie 11h !!! Soulagement, les multiples redémarrages dans la file des voitures ont fonctionné !!! 2h aujourd’hui à Kiarta contre 23h il y a un mois à Tashanta… On roule un peu, Danièle trouve que ça manque d’exotisme. Beaucoup de forêts, mais de nombreux paysages rappellent encore la MGL. Moi je ne pense qu’à l’alternateur, d’ailleurs, on roule sans clim et sans rien charger pour préserver les batteries.
Resto de midi, on mange des bouz, comme tout le monde (il n’y a que ça !), et du pain bouriate —si ce n’est pas de l’exotisme, ça !

Je savoure d’être en Russie, une photo pour prouver :

Et demain, le garage Toy, pour consolider tout ça.

On s’arrête ici, assez tôt ; repos bain, lavage etc…
Tout ça est bien nécessaire et bien mérité !